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Les Amis de Kerazan

Centre culturel

Kerandouret

Hent Poul Glevian

29750 Loctudy

logo © Guy Cosnard

Source : livret d’accueil du Manoir

Le salon de Madame Astor

 

Vous pénétrez ici dans un espace réservé aux dames. Les couleurs des boiseries et le tissu des fauteuils contribuent à créer une atmosphère « féminine ». A droite de la porte, une vitrine Napoléon III. A gauche, une commode Régence en merisier. Les six cabriolets Louis XV ont été retapissés au 19ème siècle. Les meubles plus importants sont d’époque Louis XVI. La petite table est en acajou. Le tapis a été réalisé par les ateliers de tapisserie, installés dans les communs au début du 20ème siècle. Les Astor parlaient de « Salon vert ». Observez, contre le mur, entre les fenêtres, le rarissime cartel en bronze ciselé d’époque Louis XV, décoré suivant la technique Boulle d’écailles de tortue sur laiton.

Les dames se retrouvaient après les repas dans ce salon, tandis que les hommes jouaient au billard ou conversaient dans le fumoir. Certaines pouvaient s’installer pour une tasse de thé ou de café. D’autres pouvaient se plonger dans la lecture de La Mode Illustrée, une des premières revues féminines françaises. Celle-ci traduit bien les préoccupations des dames d’alors, très proches de celles des femmes d’aujourd’hui : patrons, publicités pour des crèmes épilatoires ou des produits amincissants. Assise à son secrétaire Louis XVI, Madame Astor pouvait, lorsqu’elle n’avait pas de compagnie, faire sa correspondance. Le lustre, à deux étages de lumière en bronze à pendeloques et gouttes de cristal, est du 19ème siècle.

Les peintures sont pour l’essentiel des œuvres françaises des 18ème et 19ème siècles. Notez particulièrement les deux toiles, de part et d’autre de la porte d’entrée : Le repas du riche et Le repas du pauvre. Elles sont tout à fait dans le goût de l’école française de nature-morte du 18ème siècle dont le grand nom est Chardin. Ce sont des œuvres anonymes. En face, deux toiles de Joseph Vernet, l’un des plus grands peintres du règne de Louis XVI. On s’attardera sur Le retour de Virginie, dont l’inspiration se trouve dans le roman d’aventures de Bernardin de Saint Pierre, Paul et Virginie (1788).